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La
ria est colorée de teintes perpétuellement changeantes, des
plus pastels aux plus vives
Ils sont
forts nombreux les écrivains, poètes, peintres, musiciens qui ont
trouvé l'inspiration dans les forces tout à fait singulières qui
dégagent de la ria.
Car cette
petite perle, une des dernières "terres oubliées" en Morbihan
est extraordinairement fragile et délicate.
La
ria, on dit souvent la "rivière d'Etel. En réalité, ce
n'est pas une rivière mais une "ria", c'est à dire un
bras de mer qui s'avance profondément dans les terres. Elle se réduit
à marée basse à d'étroits chenaux entre vastes vasières et marécages
herbus. Elle s'installe avec le flot en une sorte de mer intérieure
qui s'insinue dans toutes les parties basses.
La
gorge de Pont-Lorois. A hauteur du pont les deux rives se rapprochent
et le courant devient très violent.
Le
débouché vers l'océan. En aval du pont, du côté Ouest, la rivière
se resserre vers la colline du vieux château avec, à son pied, le
pittoresque petit port du Vieux Passage.
Après le port
du Magouër, on entre dans un paysage de dunes où la rivière s'ouvre
un passage dans le cordon littoral. La présence d'un banc de sable
rend l'entrée de la rivière à marée basse et par gros temps d'autant
plus périlleuse qu'il se déplace au gré des vents et des courants.
La
mer intérieure. Au nord de Pont-Lorois, la ria prend sa véritable
physionomie de mer intérieure, aux eaux tranquilles, à peine sillonées
de courants sinueux qui enveloppent îles et presqu'îles.
Le
charme de la rivière. Ce qui fait le charme discret de la rivière
d'Etel, c'est l'interpénétration de la terre et de la mer, telle
que l'on ne sait jamais où finit la terre et où commence la mer.
Si la mer se
retire souvent fort loin, deux fois par jour, elle revient faire
le plein des anses et la rivière prend alors l' aspect d'une vaste
lagune où l'on soupçonne à peine le frémissement des courants. La
petite mer d'Etel apparaît aussi comme un oasis de silence.
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