Le patrimoine

Les églises

Cet imposant édifice de style néo-gothique, situé au bourg, dessiné par un architecte briochin, intègre la tour-clocher de la chapelle construite en 1846 par Henri Léon, architecte, dont la flèche est visible de très loin. Son mobilier et son décor, d’inspiration gothique, sont l’œuvre du sculpteur lorientais Le Brun.

Chaque année, la procession du pardon qui se déroule le 15 août chemine à partir de la croix du Pontoir et de la fontaine voisine.

Cette église de style roman, datée du XIe siècle et dédiée à Saint-Guénin, est la plus ancienne de Plouhinec.

Le pardon de Saint-Guénin se déroule le deuxième dimanche d’août.

Cette ancienne église, ainsi que la chapelle voisine Notre-Dame de Grâce, furent démolies en 1869, la population de Plouhinec souhaitant une église neuve.

Les chapelles

Le « prieuré de Gâvres », bien que situé à Plouhinec, dépendait de l’abbaye de Saint-Gildas-de-Rhuys. Il était composé d’une maison avec cour et jardin, d’une grange, d’un appentis, d’une étable, d’une écurie et d’un pigeonnier. La tradition raconte que le fantôme de son prieur (XVIIe siècle) erre la nuit pour récupérer son dû.

Situé à Berringue, ce moulin a appartenu à une seigneurie du XVe siècle.

Située dans un cadre resté naturel, non loin du village du Magouëro, cette fontaine en granit est caractéristique du XVIIIe siècle.

Dans un site magnifique en bordure de la ria d’Etel, face à Saint-Cado, s’élève la chapelle Saint-Guillaume qui a tout juste les dimensions d’un oratoire (7,50 m sur 3,70 m). Sous la voûte lambrissée, l’autel s’adosse au mur de chevet, table de granit sur un massif de maçonnerie rectangulaire.

Le pardon de Saint-Guillaume se tient le dernier dimanche de juillet.

Située au cœur du village de Kervarlay, elle est bâtie sur un terre-plein rocheux face à la ria, non loin du Vieux Passage. Elle a conservé sa porte gothique aux lignes très pures. La chapelle de Kervarlay était la chapelle des marins de la ria.

Le pardon de Kervarlay se tient le 3ème dimanche de septembre.

Dédiée à Saint-Fiacre, patron des jardiniers, elle se situe dans un cadre champêtre, près de vieilles chaumières au nord de la commune. Construction rectangulaire très simple en bel appareil de granit.

Le pardon de Saint-Fiacre se déroule le dernier dimanche d’août.

Située dans le village de Kerprat, au sud de la commune, elle a été rebâtie en 1768. Autrefois, lors du pardon, on bénissait les animaux au pied de la croix.

Le pardon de Saint-Cornély se tient le 2ème dimanche de septembre.

Le petit patrimoine

Auprès de chaque chapelle voisine fréquemment une fontaine. De nombreux croix et calvaires sont également présents. Vous pourrez découvrir ce petit patrimoine tout au long de vos promenades, au bord des chemins ou près des chapelles…

Située dans un cadre resté naturel, non loin du village du Magouëro, cette fontaine en granit est caractéristique du XVIIIe siècle.

La croix monumentale du Pontoir porte la date de 1814. L’imposant soubassement paraît disproportionné par rapport au socle et laisse supposer la restauration d’un monument plus ancien. La base cubique sous chapiteau accueille un crucifix où se détache un christ en croix. L’ensemble est exécuté dans le granit.

Les archives paroissiales mentionnent ce calvaire en 1839 et sa restauration en 1899. Il se compose d’une base quadrangulaire sous socle mouluré et d’un crucifix où se détache un christ sculpté en haut-relief. L’ordonnance et les proportions de la croix de Keryvon ne sont pas sans rappeler celles du Pontoir.

Cette croix composée d’un soubassement de deux marches où s’intégre une tablette sous chapiteau, un long fût et crucifix est située à l’intersection de la route D 781 et la route Kerabus-Bisconte. Les archives mentionnent un certain Dom Louis à la fin du XVIè siècle. Ce dernier aurait financé l’érection du monument. Le calvaire aurait été déplacé au cours de son histoire

La croix pattée de Mezat Bras est l’une des plus ancienne de la commune. Le petit bassin fiché en terre pourrait être un bénitier de l’ancienne chapelle de La Madeleine datant du XIIè-XIIIè siècle. On prétend que celui qui tend l’oreille dans la cavité peut entendre distinctement le bruit de l’océan. L’ensemble a été légèrement déplacé en 1967.

Situé à l’intersection des routes de Linès et de Kervran, ce calvaire-autel monumental et ouvragé est érigé en 1842. Un soubassement de deux marches accueille un autel en forme de tombeau surmonté d’un retable sculpté ayant en relief les figures de la Vierge et de saint Jean. De cet ensemble s’élance un fût cylindrique portant les têtes des douze apôtres sculptés en haut-relief.

Il semble que la croix des Douze Apôtres ait été dressée en souvenir de la chapelle ruinée de l’ancienne léproserie du quartier de la Madeleine.

Située face à la croix des Douze Apôtres, la croix Audran parait être l’une des plus anciennes que compte le patrimoine plouhinecois. Datant des premiers siècles de la christianisation, elle peut avoir été façonnée dans un bloc granitique provenant d’un monument mégalithique (menhir ou dolmen). Cet élément architectural rudimentaire a été déplacé lors de l’installation de la croix des Douze Apôtres en 1842 et redressé en 1964.

Autrefois, ce coin de route était un grand trou d’eau où pataugeaient les chevaux, et l’on avait pris l’habitude d’attacher à ce bout de croix, les brides des chevaux.

Situé à Berringue, ce moulin a appartenu à une seigneurie du XVe siècle.

Bien qu’elle ait été dégagée du talus en 1965, la petite croix romane de Pont-Guen est à peine visible sur le bord de la route du bourg qui mène au Magouër.

Situé à l’embranchement des chemins conduisant à Kerzine et au Magouero, la croix Neuve est érigée en 1898 après donation d’Efflam Carour. Elle semble remplacer un autre monument ruiné. Son exécution a été confiée à Joseph Uzel, maître maçon plouhinecois. Celui-ci opte pour une composition largement répandue : soubassement de trois-marches, base quadrangulaire sous socle mouluré et long fût où s’intègre un crucifix. Ce dernier élément supportait à l’origine, un christ en fer forgé.

Érigée en 1862, la croix monumentale de Saint-Cornely est au cœur de la cérémonie du pardon, comme des photographies précédentes ont pu en témoigner.

La croix de Kerbascuin se dresse le long de la route communale reliant Kerbascuin au bourg de Plouhinec.

Deux dates – 1817 et 1891 – semblent indiquer deux restaurations d’un monument aux proportions qui laissent supposer une érection antérieure au XIXè siècle.

Ce grand calvaire dominant la ria d’Étel a été érigé lors de la mission paroissiale de 1933. Il est l’œuvre de M. Beuve-Méry, architecte de Vannes, et M. Ronco, entrepreneur. Le ciment dans lequel il est façonné porte la marque d’éclats d’obus de la Seconde Guerre mondiale.

Le calvaire de Kervarlay pourrait avoir été érigé au XIXè siècle en souvenir du prêtre missionnaire Jean-Jacques Candalh, originaire de Plouhinec et mort au Tonkin. Il présente un soubassement de trois marches, un socle cubique avec contreforts aux angles, un chapiteau et un long fût où s’intègre un crucifix ouvragé.

Seul le crucifix en granit est ancien, il peut s’agir de la croix David signalée dans l’ancien cadastre sous les n°340-349 de la section G. Les autres éléments de ce calvaire sont des ajouts datant de la seconde moitié du XXè siècle.

Afin de commémorer le 7e centenaire de la mort de saint Guillaume, cette croix monumentale d’inspiration celtique est bénie en 1934. Elle a été commandée à Jean Le Diraison, maçon établi au bourg de Plouhinec, qui a exécuté son œuvre en ciment armé. La base quelque peu « désordonnée » pourrait laisser supposer qu’elle ait été érigée sur le soubassement d’une croix ruinée.

La croix de Kermainguy est un bel exemple de réemploi d’une stèle de l’âge du fer. Ce monolithe de section quadrangulaire avec les arêtes arrondies et les côtés plus ou moins galbés a vraisemblablement marqué un site à destination funéraire. Rien ne nous permet d’avancer une date quant à la christianisation de la stèle de Kermainguy, mais elle peut être fort ancienne.

Ce monument se trouvait autrefois au bord du chemin creux menant de Kerfrésec à Plouhinec. Longtemps couché sur la lande, il a été remis sur pied en 1962 par les habitants de Kermainguy, Keraron et du Moustoir.

Cette croix monumentale ne porte pas de date, mais un calice sculpté en relief sur le devant du socle semble indiquer qu’elle ait été érigée en l’honneur d’un jeune prêtre du quartier. Il peut s’agir de M.Guillaume Le Quellec de Kerizéro (ou Kerizro), ordonné le 20 septembre 1845.

Le « prieuré de Gâvres », bien que situé à Plouhinec, dépendait de l’abbaye de Saint-Gildas-de-Rhuys. Il était composé d’une maison avec cour et jardin, d’une grange, d’un appentis, d’une étable, d’une écurie et d’un pigeonnier. La tradition raconte que le fantôme de son prieur (XVIIe siècle) erre la nuit pour récupérer son dû.